dimanche 16 décembre 2012

Qu’est-ce que la poésie ?

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Qu’est-ce que la poésie ?

La poésie est l’art par excellence du langage. Elle est un genre littéraire très ancien écrit en vers ou en prose. Le mot « poésie » vient du grec qui signifie « faire, créer ». Selon cette tradition, le poète est un créateur de formes d’expressions. Le philosophe Aristote identifie trois genres poétiques : la poésie épique, la poésie comique et la poésie dramatique. Cet art évoluera et donnera l’importance aux ressources rhétoriques toute en gardant son caractère spécifique qui est le vers au détriment de l’aspect prosaïque. Cette évolution va toucher aussi le contenu. On assiste à une sorte de délaissement de la poésie descriptive, narrative et philosophique pour donner une place significative à l’expression des sentiments. La poésie est un moyen qui s’offre au poète pour s’interroger sur les problèmes de son époque.

La fonction poétique :

Selon les fonctions du langage élaborées par Roman Jakobson la poésie est vue comme un énoncé centré sur la forme du message. En effet, devant un texte de prose, on sent que l’auteur essaie de transmettre une information, par contre dans un poème, l’essentiel est axé sur la forme.
Dans le texte poétique, le vers, la musicalité et la valeur des mots jouent une importance majeure dans ce qui fait l’essence même de ce genre littéraire. En effet, le poème est fondé sur l’utilisation du vers qu’il soit régulier ou non, avec une recherche centrée sur les sonorités et les rythmes. Regroupés en strophe, les vers sont caractérisés par la longueur des pieds et la place des accents. Cependant, les poètes modernes s’éloignent des règles traditionnelles de la poésie. En plus, le texte poétique est fondé sur la musicalité engendré par les sonorités, les rimes et le jeu musical crée par la répétition des sons. Ecrire un poème exige de la part de créateur un travail colossal sur la langue. D’où l’importance donnée aux figures de style.

Conclusion :

Bref, tenter de dire ce qu’est la poésie c’est entreprendre une aventure périlleuse dans la mesure où toute approche de définition va appauvrir cet art car tout simplement la poésie échappe à toute définition.
samedi 8 décembre 2012

La dimension spatio-temporelle

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Tout récit s’inscrit dans une dimension spatio-temporelle. Les évènements racontés dans l’intrigue se déroulent selon une durée à travers les passages narratifs. Quant aux passages descriptifs, eux, mettent en valeur l’espace.

L’espace :

Dans tout récit, l’espace fictif a pour fonction de situer la scène et de servir de décor et d’être un lieu de lecture possible. C’est un espace abstrait imaginé par l’auteur. Le lieu peut être aussi un élément déclencheur d’action. Bref, il doit être un actant. En effet, dans le roman Légende et vie d’Agoun’chich de Mohamed Kheïr-Eddine le héros, villageois de surcroît et manipulateur d’armes, se transforme en citadin dans l’anonymat de la ville de Tiznit. Ville du Sud-Ouest du Maroc, où se côtoient des milliers d’individus, villageois, citadins, colons français, militaires d’origine africaine. Lieu de conflits ethniques, d’injustice sociale, du pouvoir corrupteur de l’argent. Lieu du changement des meurs.

Le temps :

Tout récit qui accorde une grande importance aux périodes et aux époques historiques s’inscrit dans ce qu’on appelle le roman historique. Dans ce sous-genre de roman, l’auteur respecte le cadre temporel où évolue l’action de son récit et la situe dans une époque historique précise. Il prend pour toile de fond l’histoire réelle. Victor Hugo, Umberto Eco et Amine Maalouf illustrent bel et bien respectivement ce genre de roman dans Notre-Dame de Paris (1831), le Nom de la Rose (1980) et Samarcande (1988) Par contre, il existe des auteurs qui relèguent au second plan le contexte historique. C’est le cas du roman psychologique où le temps est souvent non spécifié.
Le temps dans le récit dépend de la vitesse du récit. Il est important de mettre en relation la durée de la fiction et la longueur de la narration. Une longue période peut être narrée en quelques lignes. On parle alors de l’ellipse. Au contraire, un dîner peut être raconté en plusieurs pages. Une narration ne présente pas toujours les faits dans leur déroulement chronologique. Le procédé du retour en arrière est souvent utilisé pour briser la monotonie du récit linéaire.
mercredi 5 décembre 2012

Les préalables à la lecture d’un récit

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L’objet-livre :
Avant de commencer la lecture d’un roman, il est essentiel de jeter un coup d’œil sur ce qu’on appelle l’objet-livre. De quoi s’agit-il en fait? L’objet-livre a pour but la découverte des indices para-textuels contenus dans le titre, l’édition, la quatrième de couverture et la page de garde. Ces renseignements vont vous faciliter « l’entrer dans l’écrit ».

Les fonctions du titre :
  1. La fonction identificationnelle : cette fonction sert à identifier le livre par rapport à la production de l’époque à laquelle il appartient. Le titre est en quelque sorte son identité.
  2. La fonction de communication : le titre sert à établir avec le lecteur le premier contact et l’incite à le prendre et le feuilleter. Il peut aussi séduire le lecteur.
  3. La fonction d’anticipation : il nous informe sur le contenu de l’œuvre mais d’une façon partielle. Grâce au titre, le lecteur formule des hypothèses que seule la lecture peut confirmer ou infirmer.
  4. La fonction descriptive : le titre décrit le texte en indiquant son contenu. On parlera alors du titre thématique.

Le nom:
Les noms, quels soient noms de personnages, lieux ou autres, dans les romans m’ont toujours fasciné car ils nous donnent une idée sur les personnages où les lieux auxquels ils se rapportent. Chaque nom, chaque prénom possède une signification qui reflète souvent le caractère du personnage. Ils laissent une trace indélébile dans le récit. D’où l’importance d’y prêter attention.

Le personnage :
Pour analyser un personnage de fiction, il nécessaire de prendre en considération trois côtés : le portrait du personnage, la signification du personnage, et sa fonction.

Le portrait du personnage :
le personnage dans un récit se caractérise par une identité. Il a un nom, un prénom, une vie sociale et familiale. On précise aussi son âge et son origine. Cependant, ce personnage reste une personne de papier qui n’a de vie que dans l’œuvre.
L’auteur dans son récit, trace le portrait physique et moral de son personnage. Cela permet au lecteur d’imaginer cet être comme un individu réel qui évolue dans un espace concret.

La signification du personnage dans le récit :
Le personnage joue deux rôles dans un récit : il véhicule une certaine idée de l’homme, sur son époque. Il peut aussi renvoyer à un groupe social. En effet, au XIXème siècle, les romans de Balzac regorgent de personnages typiques : Grandet renvoie à un bourgeois avare, Goriot un père malheureux, Vautrin un corrupteur. Le personnage permet donc à l’auteur, de réfléchir sur la nature humaine.

La fonction du personnage dans un récit :
Pour comprendre la fonction du personnage dans un récit, il est nécessaire de jeter un coup d’œil sur le schéma actanciel qui clarifie les relations qui existent entre tous les actants du récit. Ce schéma se présente ainsi : la quête, le destinateur, le destinataire , les opposants et les adjuvants.
  • La quête : Le personnage principal cherche quelque chose mais pour réussir, il doit affranchir et éviter des obstacles.
  • Le destinateur : Le destinateur est ce qui pousse le personnage à entreprendre sa quête. Il peut être une personne, idéal ou un objet. -le destinataire représente celui qui bénéficie de la quête, il est sa finalité.
  • Le destinataire : Le destinataire représente celui qui bénéficie de la quête, il est sa finalité.
  • Les opposants : Les opposants peuvent être des personnages qui empêchent le personnage principal à réaliser sa quête. Ils peuvent être aussi des phénomènes naturels, la pluie, le vent ou une montagne à affranchir.
  • Les adjuvants : Les adjuvants sont ceux qui aident le personnage principale à réaliser sa quête.
dimanche 2 décembre 2012

Le rôle de la lecture

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Qu’est-ce que la lecture ?

Aujourd’hui, je vais vous parler de la lecture. La lecture est une action très importante dans la vie de l’homme. Grâce à cet acte, on arrive à se faire une idée de l’autre. L’autre, ici, est l’auteur. D’abord, qu’est-ce que la lecture ? Pour moi, la lecture est une confrontation entre deux consciences, celle d’un auteur et celle d’un lecteur. Le résultat qui en découle est la compréhension. En effet, cette compréhension ne peut s'effectuer que selon la propre expérience du lecture; chacun de nous analyse un texte en partant de sa propre vision du monde.

Pourquoi la lecture ?

La lecture est une compagnie dans l’incertitude ; elle vient remplir un vide. Elle bâtit un monde vivant plein de paysages, de personnages, de murmures et des chagrins. C’est une fenêtre sur un monde fantastique, un monde de rêves. Elle permet aussi de communiquer avec les écrivains anciens, morts de surcroît. C’est pour cela qu’on considère la lecture comme une communication différée. Je me souviens du père d’un ami qui disait : « je vais discuter avec les morts ». Au début, j’ai la chair de poule mais quand j’ai compris que ce vieil instituteur retraité voulait dire par ses propos qu’il désirait lire des écrivains de X et XI siècles du monde musulman. Des écrivains morts depuis longtemps. Bref, la lecture est là pour vaincre le temps et perpétuer ce lien invisible avec l’écrivain.

Pour conclure, je peux vous dire que la lecture est la nourriture de l’âme. Souvenez-vous des paroles de Carlos Ruiz Zafon dans son livre L'ombre du vent "Les livres sont des miroirs et l'on y voit que ce qu'on porte en soi." Et la lecture est la clé qui permet d’ouvrir ces miroirs magiques.
samedi 1 décembre 2012

Légende et vie d'Agoun'chich de Mohamed Kheïr-Eddine

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Agoun’chich, heureux jadis avant l’assassinat de sa sœur, un Amazigh de l’Anti-Atlas. Montagne, soumise au rythme tumultueux des clans enflammés par des vendettas. Villages doux autrefois, avant l’arrivée du colonialisme français. Le jeune héros, hanté par le passé, passait ses journées à déjouer les pièges de ses ennemis. Né sur une terre semée d’arganiers, arbres séculaires et symboles de la région du Souss, il délaissa sa terre natale et entamait un voyage vers la plaine de la ville de Tiznit. Mais, avant l’arrivée à sa destination, Agoun’chich devrait tuer pour sauver sa peau. En arrivant dans cette ville impériale, il découvrit la puissance des colons et l’effritement d’un monde traditionnel qui serait enterré avec la mort de sa mule écrasée par un véhicule.